C'est par ici :
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L'Espagnol Oscar Freire (Rabobank), double champion du monde (2001 et 2004) et le Néo-Zélandais Julian Dean (Garmin) ont été touchés par des petits plombs tirés de pistolets hier, au 165e kilomètre de la treizième étape du Tour de France (Vittel - Colmar). Freire a été touché à la cuisse droite, et a dû se faire retirer le plomb après l'étape. Dean a, lui, été légèrement touché à la main gauche.
Les coureurs auraient entendu entre 3 et 5 coups sourds. L'un d'entre eux aurait même vu deux jeunes, âgés entre 16 et 17 ans, se cacher curieusement au lieu de regarder la course passer.
Après les jets de projectile dans les stades, et l'agression de la tenniswoman Monica Seles au curs d'un match, c'est au tour du vélo d'être touché.
Mon premier sentiment aujourd'hui, c'est la honte. La honte de voir qu'il y a des gens qui manquent assez de respect pour prendre le peloton du Tour pour un paquet de volailles. Le cyclisme est le sport le plus abordable qui soit. Le spectacle au bord des routes est totalement gratuit, et il est simple d'aborder les coureus lors des départs ou des arrivées des courses. Seules les départs des étapes des grands tours, comme le Tour de France, sont bouclés et réservés à quelques priviligiés, les invités. Pour des raisons de sécurité justement. On en n'est pas encore arrivé à mettre des barrières tout au long des 3 459 kilomètres de l'édition 2009, ni à mettre chaque coureur dans une papamobile. Alors, que chacun fasse appel à sa dignité et à sa responsabilité, les cyclistes sont avant tout des êtres humains qui exercent leur métier. Et même s'ils sont exposés, ils conservent le droit de le pratiquer librement, et d'être protéger.
Enfin, je crois, sincèrement, que le vélo est un sport suffisamment persécuté pour qu'il ne le soit d'avantage. Et c'est aussi l'un des plus dangeureux pour qu'on ose en rajouter. Qu'on se souvienne que Kivilev y a perdu la vie sur chute en 2003, et que Horrillo a été plongé dans le coma lors du dernier Tour d'Italie. Même les amateurs sont parfois victimes de la conduite de chauffards.
Et pourtant, le cyclisme, est certainement l'un de sports les plus durs qu'il existe. Il mérite le respect.
(Légende photo : l'équipe Garmin sur les champs Elysées en 2008)
Jim Hines fut le premier homme à passer sous la barre des 10 secondes sur le 100 mètres en 1968 (9"9). Plus de quarante ans plus tard, le record pointe à trois dixièmes de moins, 9,69 secondes. Y-a-t-il une limite à l'exploit, jusqu'où peut-il descendre ?
Après l'initiateur Hines en 1968 (9"9), un autre Américain, Carl Lewis l'a descendu à plusieurs reprises, jusqu'à enregistrer 9"86 à Tokyo en 1991. A ensuite suivi le "pitbul" Maurice Green, le premier à passer sous la barre des 80 centièmes (9"79 à Atlanta en 1999). Un temps qui ne sera pas amélioré jusqu'en 2005 qui marque le début du règne des Jamaïcains. Asafa Powell réalise 9"77 à Athènes, performance qu'il égalera à deux reprises avant de réaliser 9"74 à Rieti.
Tout cela, c'était avant que le phénomène Usain Bolt n'entre en piste. Bolt réduit dans un premier temps le temps référence de son compatriote de deux centièmes à New-York en mai 2008 (9"72). Bolt marque définitivement de son emprunte le monde du sport lors du plus grand événement sportif mondial, les Jeux Olympiques. Il est le premier homme à franchir la barre des 9"70, (9,69") à Pekin.
Vu la performance du sprinter jamaïcain sur 100 mètres hier lors du meeting d'athlétisme de Paris, au stade de France, nul doute qu'il devrait amélirorer ce temps cette saison. Sous la pluie, il a réalisé 9,79 secondes, à un petit dixième de son record du monde ! "Il est vrai que les conditions n'étaient pas favorables, qu'importe, j'ai essayer e faire de mon mieux" a-t-il d'ailleurs déclaré en conférence de presse. Nul doute, donc, d'autant plus que le vent était nul lorsqu'il a réalisées les 9,69 secondes de Pekin. Celui-ci peut s'élever jusqu'à 2 mètres par seconde pour qu'un record soit validé. Et surtout, l'athlète s'était relevé une quizaine de mètres avant la ligne, soit pendant près d'un cinquième du parcours, sûr de sa victoire.
Un spécialiste américain, professeur à l'université de Stanford, s'était penché sur les capacités physiques du corps humain à la sute de la performance de Pekin. Mark Deny en a déduit qu'un homme ne pourra jamais faire mieux que 9,48 secondes sur un cent mètres. C'est ce qu'annonçait le "Journal of Epérimental Biology" en 2008. Il fixe la barre à 10"39 pour une femme (la meilleure performeuse Florence Griffith-Joyner a échoué à un dixième en 1987, 10"49).
Usain Bolt, qui n'aura que 23 ans en août, a encore de belles années devant lui. Aux Jeux Olympiques, il a couru le 100 mètres avec une vitesse de 10,3 mètres par seconde, soit 37,15 kilomètres pr heure ! Il faudra qu'il monte la moyenne à 37,97 s'il veut atteindre la limite fixée par Mark Deny.
Fabian Cancellara (ici en photo à Tonnerre, départ de la 12e étape) avait porté le premier maillot jaune du Tour de France 2009 suite au contre-montre initial de Monaco. L'épreuve entame aujourd'hui la dernière semaine. Qui portera le dernier maillot de leader et l'amènera jusqu'au champs Elysées le 26 juillet ?
1- Alberto Contador ?
2- Lance Armtrong ?
3- Cadel Evans ?
4-Andreas Klöden ?
5-Tony Martin ?
6-Andy Schleck ?
7- Franck Schleck ?
8- Carlos Sastre ?
9-Rinaldo Nocentini ?
Ou un autre ?
Je vais être la première à donner un nom : Lance Armstrong, pour deux raisons : je ne le vois pas venir sur le Tour pour le perdre, surtout avec Bruyneel comme DS. Et puis parce que c'est le seul à n'avoir encore rien tenté, il a une attitude defavori, comme lors de ses sept victoires.
(légende photo : Contador félicité sur les champs en 2007)
La dixième étape du Tour de France, disputée demain entre Limoges (Haute-Vienne) et Issoudun (Indre), devrait se jouer sans oreillettes. Tout comme celle du 17 juillet qui relira Vittel (Vosges) à Colmar (Haut-Rhin). C'était, en tout cas, la proposition d'Amaury Sport Organisation (ASO) et du directeur du Tour de France Christian Prudhomme, validée en juin par l'Union Cycliste Internationale (UCI).
Sauf que bons nombres ne l'entendent pas comme ça. Quatorze équipes ont signé une pétition contre. Parmi elles, AG2R la Mondiale, les autres françaises se sont abstenues. Cette pétition a été initiée par l'homme qui a peut-être le plus à perdre dans un scenario sans oreillettes, Johan Bruyneel, directeur sportif d'Armstrog et Contador, entre autres.
Avec les oreillettes, les courses, à étapes particulièrement, souffriraient d'un manque de spontanéïté, les coureurs étant moins maîtres de leur décision. Il est vrai que les grandes écuries ont tendances à cadenasser les étapes et à rattraper les échappées occupées par d'autres favoris. Et les défenseurs de cette liberté ont un soutien de taille : le groupe France Télévision et son directeur des sports, Daniel Bilalian. Et en appui la récente victoire de Dimitri Champion sur les derniers championnats de France, disputés sans oreillettes. Champion évolue dans une équipe de niveau continental (Bretagne-Schüller), même pas selectionnée pour le Tour de France. Sans l'oreillette, tout le monde à sa chance.
C'est un fléau dans le monde sportif, on refoule la technologie après l'avoir testée et mis à contribution parfois pendant plusieurs années. La moitié des combinaisons utilisées en natation viennent ainsi d'être interdites, l'autorisation de la vidéo au foot ou au ugby a longtemps fait débat... Reste qu'il y a toujours de bons comme de mauvais côtés à tous ces nouveaux moyens. Dans le cyclisme, les oreillettes servent aussi à prévenir les coureurs des dangers de la route, de ses obstacles et des chutes. Elles servent aussi pour les ravitaillements ou les incidents mécaniques. Un coureur qui crève sans oreillette n'a plus qu'à espérer que la voiture de son directeur sportif ne soit pas loin ou que la moto de dépannage soit bienveillante. Encore heureux que Radio Tour n'est pas été mise dans la liste es exclusions temporaires. Quoique son utilité est certainement moindre sans relation directe entre les DS et les coureurs...
Il est vrai que dans la vie deux choix s'imposent toujours : le progrès ou la régression. ASO a choisi la deuxième. D'autres choisiront certainement la première Les matches de foot se joueront peut-être bienôt avec des détecteurs de tirage de maillot, un arbitre supersonique ou même des oreillettes ?! Enfin, il faudrait encore que les entraîneurs soient assez réactifs pour prévenir l'attaquant de la place du gardien pile au moment du tir...
Jusqu'ou évoluer avec la technologie ? Place au sport ! Après tout, l'erreur fait aussi partie du jeu, au même titre que la perfectibilité et le hasard.
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